Lundi 14 juin 2010
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Comité de Recherche et d’Information
Indépendantes sur le Génie Génétique
Siège Social : 40, rue de Monceau
75008 Paris
e-mail : criigen@unicaen.fr
site internet : www.criigen.org
COMMUNIQUE DE PRESSE – Juin 2010
L’évaluation de l’impact sur la santé des OGM
agricoles (plantes à pesticides), ainsi que des pesticides, repose sur certaines bases scientifiques ineptes mettant en péril la santé publique. Le CRIIGEN répond de manière détaillée sur son
site www.criigen.org aux organismes officiels qui les évaluent.
Le CRIIGEN a réalisé et publié des expertises sur les tests sanitaires effectués par Monsanto avant la mise sur le marché de trois de ses
maïs génétiquement modifiés (Mon863, Mon810 et NK603) (1). Ce que révèlent les réponses de Monsanto et de certains organismes officiels (HCB, EFSA, FSANZ) est effarant (2).
Hormis le fait que Monsanto et ces organismes accréditent l’idée que trois mois d’expérimentation sur de jeunes rats suffisent à garantir une
innocuité pour les citoyens, ils soutiennent indirectement, entre autres, les trois contrevérités scientifiques majeures suivantes (3) : 1) il
existe toujours une proportionnalité entre la dose d'un traitement et l’effet biologique ; 2) les effets d’un produit toxique sont toujours identiques chez les mâles et les femelles ; 3) toute anomalie biologique ou biochimique doit être
corrélée à une modification anatomopathologique.
Les protocoles expérimentaux ainsi que les bases scientifiques qui sous-tendent l’évaluation
des OGM et des pesticides ne sont donc pas aptes à garantir l’innocuité de ces produits. S’ils l’étaient nous ne subirions sans doute pas aujourd’hui la recrudescence de pathologies
environnementales, véritable catastrophe sanitaire. Une réforme urgente et drastique de l’évaluation des OGM et des pesticides s’impose.
(1) Séralini et
al. Arch. Environ. Contam.
Toxicol. 52, 596-602 (2007) ; J. Spiroux
de Vendômois et al., Int. J. Biol. Sci, 5, 706-726 (2009).
(2) Voir dossier « réponse à Monsanto et al. » site du CRIIGEN.
(3) Séralini et al. Int. J. Biol. 5, 438-443 (2009).