actualités politiques

Vendredi 31 août 2007
Signaux précoces et leçons tardives : 31 août 2007 - Vif débat à propos du non-lieu "psychiatrique" qui vient d'être rendu par le juge d'instruction de Pau (Pyrénées-Atlantiques) à l'encontre de Romain Dupuy, auteur présumé du double meurtre commis fin 2004 dans un pavillon de l'hôpital psychiatrique de la ville.Le 18 décembre 2004, il avait sauvagement assassiné Chantal infirmière  et Lucette aide-soignante  dans des conditions particulièrement effroyables (égorgées et l'une décapitée), alors qu'elles étaient en service. 
Débat politico-médico-judiciaire et tapage médiatique uniquement centré sur la question de la responsabilité des criminels pour lesquels l'appareil judiciaire s'en remet aux conclusions des experts psychiatriques les estimant  "irresponsables pénalement". 
Romain Dupuy  n'aurait peut-être pas pu commettre cette abomination si l'hôpital psychiatrique de Pau n'avait été un lieu "in-hospitalier" aussi peu sécurisé.
Mais encore une fois, personne ne pose la question de la prévention des violences dans les établissements de santé, violences facilitées du fait de l'absence quasi-générale de mesures de sécurité anti-intrusion.
Les hôpitaux  sont moins surveillés que les halls de gare et pourtant la population qui y réside est une population trés  exposée  tant en ce qui concerne les professionnels que les patients, ces derniers bien incapables pour la plupart de se défendre contre les vols, viols et autres violences.  Quand cessera-t-on de considérer que l'hôpital est un lieu ouvert à tous ceux qui n'ont rien à y faire. L'hôpital peut rester un lieu d'accueil ouvert à tous ceux qui ont besoin de soins sans pour autant rester exposé à toutes les intrusions malveillantes comme c'est le cas aujourd'hui. N'importe quel super marché est mieux surveillé qu'un hôpital.
Il ne suffit pas de recenser les actes de violences et agressions. Encore faut-il prendre les mesures pour les réduire et aider les personnels à faire face. En attendant d'accepter l'idée que les hospitaliers et les patients ont droit aux mêmes mesures de protection que nos députés, et  à défaut de pouvoir sécuriser correctement toutes les entrées, tous les personnels de nuit et dimanche devraient être équipés de bip d'appel de détresse et chaque établissement de santé devrait avoir une équipe de gardiens.  C'est une question budgétaire ? disons de choix budgétaires : des jardiniers, des chauffeurs ou des gardiens ???
Faut-il attendre une nouvelle décapitation, de préférence celle d'un directeur,  pour que les autorités et tutelles hospitalières prennent enfin des mesures à la hauteur des responsabilités qu'ils ont demandées à exercer.
Par CAP 21 santé
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Mardi 4 septembre 2007

Communiqué de presse - Ministère de la santé 3 septembre 2007

Paris, le 3 septembre 2007

Rapport du Dr Jean-Yves GRALL « Médiation et propositions d’adaptation du dispositif de permanence des soins »

Le docteur Jean-Yves GRALL, conseiller général des établissements de santé, a remis à

Roselyne BACHELOT-NARQUIN, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, le rapport de la mission « Médiation et propositions d’adaptation du dispositif de permanence des soins » qu’il présidait. Le rapport met en évidence les difficultés récurrentes de la permanence des soins, témoignant de la

Afin d’y remédier, Jean-Yves GRALL décline une série de préconisations qui ont pour objectif de mettre en place un dispositif pérenne, efficient, fiable et lisible permettant de répondre de façon adaptée à la demande non programmée de soins et d’avis médical de la population, sur l’ensemble du territoire.

  • Les propositions reposent sur cinq principes :nécessité de faire évoluer un dispositif fragile, coûteux, au pilotage trop complexe. 
    1 Placer le patient et la notion de service à la population au premier plan ; 
    2 Bâtir un dispositif économe en temps médical ; 
    3 Laisser l’initiative et des marges de manoeuvre aux niveaux régional et départemental ;
    4 Introduire des critères d’efficience et ajuster le coût pour la collectivité ; 
    5 Préparer l’avenir.

Elles se déclinent en sept axes stratégiques :

1 Redéfinir les missions et clarifier la sémantique en créant l’Aide Médicale Permanente à la Population (AMPP) qui se substitue à la permanence des soins ;

2 Mettre en place un dispositif institutionnel et un financement cohérents ;

3 Décliner une organisation homogène, lisible et décloisonnée, assurant la synergie de tous les acteurs ;

4 Favoriser le volontariat et la pérennité du dispositif par un véritable contrat de volontariat ;

5 Adapter les formations en adaptant la formation médicale initiale ;

6 Informer et responsabiliser la population ;

7 Evaluer périodiquement l'efficacité du dispositif

Le changement de logique préconisé par ce rapport fait écho à la volonté affirmée de Roselyne BACHELOT-NARQUIN de faire évoluer le système de santé afin de faciliter l’accès de tous aux soins. Les propositions élaborées dans ce sens pourraient trouver des réponses dans le cadre des futures agences régionales de santé.

La ministre fait de la rénovation du dispositif de permanence des soins une priorité de son action. Elle souhaite que soit organisés, dès la rentrée, des échanges avec l’ensemble des acteurs de la permanence des soins pour étudier ces propositions et prendre au plus tôt les mesures qui s’imposent.

Le rapport est disponible dans son intégralité sur le site internet www.sante.gouv.fr

Evaluer périodiquement l’efficacité du dispositif.
Par CAP 21 santé
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Vendredi 19 octobre 2007
17/10/2007

Quelle mouche a-t-elle piqué la commission Attali ?,par Corinne LEPAGE

DECRYPTAGE RELATIO : Quelle mouche a-t-elle piqué la commission Attali pour mettre sur dos du principe de précaution les difficultés que rencontre la croissance française ? La question s’impose en effet. En visite à Strasbourg où elle a relancé Cap 21, mouvement co-fondateur du Modem qui se dote d’une antenne bas-rhinoise animée par Yveline Moeglen, membre du groupe municipal d’opposition présidé par Chantal Cutajar, Corinne LEPAGE a réfuté point par point les arguments agités par Jacques Attali pour demander la levée de ce « principe de précaution » qui est inscrit dans la Constitution et qui est intégré dans le droit communautaire. Non, ce n’est pas le principe de précaution qui nuit à la recherche. Non ce n’est pas ce même principe qui nuit à la croissance.

Quelques remarques préalables :

1) Sur un plan juridique ou judicaire, aucune décision importante n’a été rendue sur la base de ce principe depuis qu’il existe dans la constitution. Si le principe a été appliqué, il l’a été par le conseil d’État en 1993 à propos du sang contaminé ou en 1998 à propos du maïs Novartis OGM c’est-à-dire bien avant 2005.

2) La rédaction française du principe de précaution est on ne peut plus réductrice, comme émasculée. Contrairement à la définition européenne, la formulation exclut la santé pour ne viser que l’environnement. Elle exclut les personnes privées pour ne concerner que les personnes publiques. Et elle renvoie enfin à la loi pour préciser les domaines d’application. Ce qui n’est pas fait…

Il n’y a donc, pour Corinne Lepage, aucun “danger” pour le monde industriel. D’ailleurs, le risque de développement exclut la responsabilité des entreprises industrielles lorsqu’en l’état des connaissances, elles ignoraient les risques qu’elles ont générés. Et la loi Fauchon de 2000 a réduit le risque de responsabilité pénale des dirigeants pour les fautes non intentionnelles.

La Présidente de Cap 21 illustre son propos par quelques constats de réalité.

*« La France est le pays le plus nucléarisé du monde, un des 6 pays qui en Europe plante des OGM, ou encore l’un des acteurs les plus importants dans le domaine des nanotechnologies. Or ce sont des secteurs à risques nullement freinés dans leur développement par le principe de précaution.

*L’Allemagne qui est à l’origine du Vorsorge Prinzip, depuis le milieu des années 80, qui a porté le principe de précaution sur les fonts baptismaux de l’Union européenne, n’est pas particulièrement gênée dans sa croissance industrielle par le principe de précaution. En revanche, elle n’a subi ni le drame du sang contaminé, ni celui de l’hormone de croissance, ni celui du prion. Cherchez l’erreur ! »

« Cherchez l’erreur » aussi en matière de recherche. « Le principe de précaution est avant tout un principe de recherche,une expression du doute scientifique, l’ exigeance de réponses au plus grand nombre de questions possibles avant que des transformations technologiques irréversibles ne soient engagées », souligne Corinne Lepage en rappelant que les Américains, sans admettre le principe, l’appliquent à leur façon : ils ont décidé que 5 % de toute la recherche sur les nanotechnologies serait dédiée à l’étude des risques environnementaux sanitaires et sociétaux. « Il s’agit bel et bien d’une application dans la réalité scientifique du principe de précaution ».

Globalement, toujours pour Corinne Lepage, où il est un principe structurant de l’industrie, le principe de précaution se révèle d’abord un véritable accélérateur de développement. Et ce, non seulement du secteur des nouvelles technologies environnementales, qui représentent un marché considérable , de 900 milliards de dollars. Mais aussi de l’ensemble de la recherche, puisqu’il pousse les industriels à produire autrement.

En effet, et pour au moins trois raisons :

« En exigeant que les effets environnementaux ou sanitaires possiblement négatifs d’une innovation puissent être évalués avant sa commercialisation, le principe de précaution devient un instrument de transformation de l’industrie.

Comme moyen de se prémunir contre des erreurs très lourdes pour la santé publique, il se révèle un levier d’économies potentielles considérables pour la collectivité : le gouvernement des Pays-Bas a ainsi évalué que, s’il avait interdit l’utilisation de l’amiante dans la construction trente ans plus tôt, il aurait économisé, hors indemnisation et coûts de santé, 19 milliards d’euros !

>>> Maîtriser les risques sanitaires, c’est éviter que grandisse une méfiance à l’égard du progrès technique, laquelle se révèle, elle, être un redoutable frein à la croissance ». Cette croissance qu’Attali voudrait tant « libérer »…

Qui plus est, « ce ne sont pas les effets juridiques qu’aurait la suppression de la valeur constitutionnelle du principe de précaution qui changerait quelque chose à la prétendue la insécurité juridique du monde économique. En effet, le principe de précaution, au sens le plus large du terme, incluant la santé et la totalité des acteurs économiques figure dans les traités de l’Union européenne. Il a donc une valeur supérieure à la loi et s’impose, quelles que soient les vicissitudes constitutionnelles, à tous les textes de droit interne. ».

Il est curieux, effectivement que Jacques Attali et sa commission aient oublié ce qui est un fait. Pourquoi ? Pourquoi surtout, cette « annonce plutôt iconoclaste en plein Grenelle de l’environnement » ?

Corinne LEPAGE estime que la clef de ces questions se trouve « sans doute, dans le symbole » : En résumé, deux catégories s’opposaient à la constitutionnalisation du principe de précaution, à la Charte de l’environnement : les ultra-libéraux hostiles à toute contraintes donc aux conclusions du Sommet de RIO en 1992 et les écologistes très dogmatiques… Ces deux opposants voudraient se faire entendre à nouveau. Pour eux, reposer le problème durant le Grenelle constitue une manoeuvre de diversion destinée à l’évidence à rééquilibrer, au moins dans la symbolique, ce que pourraient être des conquêtes du Grenelle ».

Mais au-delà du symbolique et des options d’ordre idéologique se pose une question –clef : Qui, dans la société technologique avancée qui est la nôtre, assume le risque financier de l’expérimentation grandeur nature ?

Dans la droite ligne de ce que pressentait dès 1986 Ulrich Beck dans son ouvrage la « société du risque », la stratégie des grands groupes vise à faire endosser, au moins pour partie, par les Etats les risques liés aux technologies nouvelles, dès lors que celles-ci sont soumises à une autorisation administrative.

Ainsi, le citoyen se retrouve-t-il cobaye et assureur final d’une technologie qui peut se révéler excellente ou catastrophique, mais qui généralement aura au moins durant un moment été particulièrement rentable.

Le recours, en Europe, au principe de précaution, est la condition sine qua non d’une telle répartition des responsabilités, car il va de soi qu’un risque sociétal ne peut être pris qu’à la double condition qu’il présente un intérêt général et que le risque soit le plus réduit possible, ce qui signifie a minima qu’il soit connu.

Il en va d’autant plus ainsi que le régime de l’assurance ne joue nullement pour les nouvelles technologies ou pour celles qui peuvent se révéler à terme dangereuses. Aujourd’hui, ni les OGM ni les nanotechnologies même les antennes relais qui ont été sorties du régime de la responsabilité civile voici un an ne peuvent être assurées.

Cela signifie que l’assureur est le citoyen et qu’en conséquence, il doit être en mesure de s’assurer que les recherches sur les conséquences négatives dont il pourrait être à la fois la victime et le payeur ont été faites. Tel est l’objet du principe de précaution. »

Avec à la clef un choix politique que Corinne Lepage résume en une question : « Peut-on indéfiniment socialiser les risques et individualiser les profits ? » C’est l’un des sujets centraux des problèmes de développement de nos sociétés

« Poser la question de la réduction du principe de précaution, parfaitement impossible en droit interne, reviendrait à exiger en contre partie une responsabilité illimitée dans le temps des entreprises », souligne Corinne Lepage. « C’est la solution américaine qui a conduit aux procès contre les cigarettiers et les fabricants d’amiante hier, les constructeurs automobiles aujourd’hui, et même contre les producteurs d’OGM puisqu’une dizaine de procédures sont en cours menée notamment par l’agriculture biologique ». Les Américains règlent les problèmes en aval.

« Au contraire, reconnaître le principe de précaution pour ce qu’il est , constitue un formidable encouragement à la recherche développement, aux produits de substitution, aux nouvelles technologies répondant aux exigences de santé et de valorisation des ressources naturelles, à une gestion réellement rationnelle du patrimoine collectif. En attribuant à Al Gore et au GIEC, le prix Nobel de la paix, le jury du Nobel a lancé une invitation à la planète tout entière de faire du principe de précaution en matière climatique, l’instrument de transformation de notre développement. C’est désormais dans cette voie que se trouve le progrès. » Les Européens se doivent de régler les problèmes en amont.

Sources

Par CAP 21 santé
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Lundi 29 octobre 2007
Par CAP 21 santé
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Lundi 19 novembre 2007
Projet de loi de financement pour 2008

 

Dans la nuit du 16 novembre,  a débattu et voté le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2008, qui comprend trois volets essentiels : les mesures de recettes, les mesures relatives à l'assurance maladie et le renforcement de la lutte contre la fraude mais aussi la démographie médicale, le DMP, les logiciels d'aide à la prescription, la T2A ,  l'IVG médicamenteuse.

II a amendé pour la limiter  la surtaxation salariale des stock-options aux nouveaux plans à compter du 16 octobre.

 Il a créé au profit des régimes obligatoires d'assurance maladie une taxe comportementale de 1 % sur le prix de vente des boissons sucrées, mais n’a pas voté la  "flat tax" sur les niches sociales

La taxe de 0,22 % assise sur le chiffre d'affaires des fabricants de tabac est supprimée.

Assurance maladie : le Sénat a étendu aux établissements de santé le mécanisme de mise sous entente préalable (art 26).

Par deux amendements à l'art 29, il propose que l'Afssaps, la HAS et l'Uncam mettent au point des banques de données publiques administratives et scientifiques sur le médicament et sur les dispositifs médicaux, comprenant notamment des données relatives à l'AMM, au remboursement et au prix, d'ici au 1er janvier 2009. Ces banques seraient rendues gratuites et accessibles au public et serviront de référence pour l'information des professionnels de santé et des administrations compétentes ainsi que de référence à la construction des logiciels d'aide à la prescription médicale.

La prescription directe en DCI sera possible ainsi la norme internationale relative à la dénomination des médicaments  va s’appliquer  et ceci, dans le respect du droit des marques.

Le Sénat a défini les maisons de santé, considérées par le gouvernement comme une réponse intéressante pour l'accès aux soins primaires Pour le Sénat, contrairement à l’Assemblée nationale,  la permanence des soins, doit  être organisée avec  le Conseil national de l'Ordre des médecins.

Les sénateurs ont supprimé la taxation sur chaque feuille de soins papier édité par un professionnel de santé libéral ainsi que le Comité de la démographie médicale.

 Les missions régionales de santé (MRS)  fixeront la liste des établissements de santé devant entrer dans le champ de l'expérimentation de nouveaux modes de prise en charge des frais de transport.

L’article 44 bis introduit par l'Assemblée permettant aux centres hospitaliers régionaux de faire appel à des praticiens libéraux est supprimé. L’accès aux IVG médicamenteuses est facilité pour es  femmes en difficulté. Un article additionnel permet d’encadrer la publicité pour des vaccins en dehors des campagnes publicitaires institutionnelles.

Le  Sénat a voté l'obligation pour un employeur d’avoir au moins 8 % de personnes âgées de 55 ans et plus, sous peine d'une astreinte par employé manquant.

Lutte contre la fraude : suppression de l'art 67 quater qui prévoit que toute personne faisant une demande d'aide au logement devra fournir une copie du bail.

En cas de fraude les centres communaux et intercommunaux d'action sociale accéderont au répertoire national commun aux organismes de sécurité sociale.

Le projet de loi sera examiné par la Commission mixte paritaire mardi 20 novembre 2007 avant le vote en séance publique à l'Assemblée Nationale le 22 novembre 2007 et au Sénat le 23.

Par CAP 21 santé
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