santé publique

Samedi 1 septembre 2007

MINISTERE DE LA SANTE, DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS

Paris, le 31 août 2007 COMMUNIQUE DE PRESSE

Cas groupés de Chikungunya autochtone en Italie

Les autorités sanitaires italiennes ont informé les autorités sanitaires européennes le 30 août 2007 de la survenue de plus d’une centaine de cas d’infection à virus Chikungunya dans le district de Ravenne dans le nord-est de l'Italie.

Le nombre de nouveaux cas hebdomadaire est actuellement en décroissance selon les autorités italiennes.

L'Aedes albopictus, un des moustiques vecteurs connus de cette maladie, est installé dans cette région depuis plusieurs années et a permis la transmission autochtone du virus.

Le Chikungunya est une maladie due à un virus transmis par les moustiques et dont le nom signifie en Swahili « marcher courbé », décrivant l’attitude des personnes atteintes par le virus. Elle peut passer inaperçue ou se manifester en moyenne 4 à 7 jours après la piqûre infectante, par l’apparition soudaine d’une fièvre élevée associée à des douleurs articulaires qui peuvent persister plusieurs semaines. La maladie, d’évolution spontanée le plus souvent favorable, peut dans certains cas entraîner une fatigue prolongée et des douleurs articulaires récidivantes parfois invalidantes. Le traitement est symptomatique. ...
L’Aedes albopictus, parfois appelé moustique-tigre, est également présent dans certaines zones du sud de la France métropolitaine (en particulier Alpes-Maritimes et Corse) mais n’a pas transmis à ce jour le virus du Chikungunya.

Depuis 2006, un dispositif de lutte contre le risque de dissémination de la dengue et du Chikungunya est en place en France métropolitaine et porte en particulier sur :

- une surveillance entomologique (c’est-à-dire des populations de moustiques) annuelle, renforcée à partir du 1er avril dans les zones où le moustique est présent ou susceptible de s’implanter. Cette surveillance vise à détecter l’activité du moustique afin d’agir pour ralentir la progression de l’implantation de l’espèce ;

- une surveillance humaine avec déclaration obligatoire du Chikungunya et de la dengue. Cette surveillance est renforcée à partir du 1er mai dans les zones où la présence du moustique est avérée et est basée sur le signalement des cas suspects. Ceci permet la mise en place de mesures de lutte anti-vectorielle autour de ces cas.

- une sensibilisation des personnes résidant dans les zones où la présence du moustique est avérée, afin de détruire autour et dans leur habitat les gîtes potentiels de reproduction des moustiques (en supprimant tous les récipients contenant de l’eau stagnante : soucoupes, gouttières, détritus…).

Les voyageurs revenant de la région d’Emilie-Romagne, et présentant, dans les 7 à 12 jours suivant leur retour une fièvre élevée associée à des douleurs articulaires, doivent consulter un médecin. Ils doivent également se protéger des piqûres de moustiques afin d’éviter une possible transmission à leurs proches (notamment par l’utilisation de vêtements adaptés, de répulsifs cutanés, de produits insecticides).

Il est également recommandé aux personnes se rendant dans cette région d’Italie de se protéger efficacement contre les piqûres de moustiques.

Pour en savoir plus :

Ministère de la santé (dossier Chikungunya,) : www.sante.gouv.fr

Institut national de veille sanitaire (point de situation épidémiologique, BEH 24/2007 : « recommandations sanitaires pour

les voyageurs 2007 ») : http://www.invs.sante.fr

Contact presse : Cécilia HAAS – 01 40 56 60 00

Par CAP 21 santé
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Samedi 1 septembre 2007

LES IAS : infections associées aux soins

Le CTINILS , Comité technique des infections nosocomiales et des infections liées aux soins propose au minstre de la santé une nouvelle définition des infections associées aux soins Mai 2007

DEFINITION DES INFECTIONS ASSOCIEES AUX SOINS Mai 2007

I ntroduction

Jusqu’ici, on a classé les pathologies infectieuses selon deux types : infection communautaire et infection nosocomiale (ou infection acquise en établissement de santé). Aujourd’hui cependant, la multiplication des parcours de soins et des intervenants dans la dispensation des soins, comme la diversification des structures et des systèmes de soins, la survenue parfois tardive de l’infection après chirurgie, en particulier avec prothèses implantées, amènent à reconsidérer les classifications.

Les définitions épidémiologiques élaborées en 1999 par le CTIN sont précises pour

chaque site. Elles sont utilisées dans les enquêtes nationales de prévalence et dans les

réseaux volontaires de surveillance coordonnés par le Réseau d’Alerte, d’Investigation et de Surveillance des Infections Nosocomiales (RAISIN).

Cependant, certaines infections hospitalières précoces d’acquisition communautaire sont classées comme nosocomiales, certaines colonisations sont classées comme infections nosocomiales même en l’absence de signes cliniques, ce qui peut inciter à décider une prescription d’antibiotique souvent inutile. A l’inverse, certains infections postopératoires tardives, bien que probablement associées aux soins, ne sont pas classées comme nosocomiales.

Les infections nosocomiales ont été initialement définies avec un objectif épidémiologique, pour la surveillance des infections. Mais elle sont aussi utilisées avec d’autres objectifs :

médecine individuelle pour décider ou non d’un traitement antibiotique, et à visée médicolégale ou d’indemnisation. Dans ce dernier cas, le cadre strict des définitions de 1999 ne permettait pas toujours à l’expert une marge d’appréciation sur la réalité ou l’imputabilité aux soins de l’infection nosocomiale.

Enfin, les définitions de 1999 ne permettent pas de rendre compte des infections acquises via un processus de soins délivré en dehors des établissements de santé et pour lesquelles des mesures de prévention très proches peuvent être mises en place.

Ce document a pour objectif de définir le champ de l’ensemble des infections associées

aux soins et de présenter une actualisation des définitions de l’infection nosocomiale dans un but opérationnel de surveillance épidémiologique, de prévention et de gestion du risque infectieux par les professionnels de santé.

DEFINITION DE L’INFECTION ASSOCIEE AUX SOINS (IAS)

Une infection est dite associée aux soins si elle survient au cours ou au décours d’une

prise en charge (diagnostique, thérapeutique, palliative, préventive ou éducative) d’un

patient, et si elle n’était ni présente, ni en incubation au début de la prise en charge.

Lorsque que l’état infectieux au début de la prise en charge n’est pas connu précisément, un délai d’au moins 48 heures ou un délai supérieur à la période d’incubation est couramment accepté pour définir une IAS. Toutefois, il est recommandé d’apprécier dans chaque cas la plausibilité de l’association entre la prise en charge et l’infection.

Pour les infections du site opératoire, on considère habituellement comme associées aux soins les infections survenant dans les 30 jours suivant l’intervention ou, s’il y a mise en place d’un implant, d'une prothèse ou d’un matériel prothétique dans l’année qui suit l’intervention. Toutefois, et quel que soit le délai de survenue, il est recommandé

d’apprécier dans chaque cas la plausibilité de l’association entre l’intervention et

l’infection, notamment en prenant en compte le type de germe en cause.

L’infection associée aux soins (IAS) englobe tout événement infectieux en rapport plus ou moins proche avec un processus, une structure, une démarche de soins, dans un sens très large. L’IAS comprend l’infection nosocomiale, au sens de contractée dans un

établissement de santé, et couvre également les soins délivrés en dehors des

établissements de santé.

Le critère principal définissant une IAS est constitué par la délivrance d’un acte ou d’une prise en charge de soins au sens large (à visée diagnostique, thérapeutique, de dépistage ou de prévention primaire) par un professionnel de santé ou le patient ou son entourage, encadrés par un professionnel de santé. Aucune distinction n’est faite quant au lieu où est réalisée la prise en charge ou la délivrance de soins.

Les IAS concernent les patients, malades ou non, mais également les professionnels de santé et les visiteurs. Il est possible de suspecter le caractère associé aux soins d'une infection survenue chez un professionnel de la santé devant :

Une infection documentée chez le professionnel de santé, dont le développement

survient dans un délai compatible avec le délai d'incubation de la pathologie ;

associée à :

- un contage documenté avec un patient source connu porteur d'une infection avec le

même germe

- OU la notion de la prise en charge par le professionnel de santé de patients atteints

par le même germe que celui dont il est atteint

- OU le fait que le professionnel de santé ait travaillé dans un secteur prenant en charge

de tels patients, même s'il ne les a pas directement pris en charge, sous réserve que le

mode de transmission du germe considéré soit compatible avec la contamination du

professionnel de santé.

On identifie 3 grands facteurs de risque d’acquisition d’une IAS : environnement, acte de soin et état pathologique du patient.

1. La présence physique dans des structures ou lieux dans lesquels sont délivrés des

soins (environnement des soins) dans le cadre d’un prise en charge. Ces infections

vont concerner les résidents dans ces structures, malades ou non, mais également les

soignants et les visiteurs,

2. La réalisation d’actes de soins, que ces actes soient effectués dans un établissement

de santé ou en dehors. Il s’agit de gestes de soins ayant une finalité diagnostique,

thérapeutique (initiale ou de suivi), de dépistage ou de prévention primaire,

3. La présence de certaines pathologies sous-jacentes.

De même qu’au sein d’un établissement de santé, un système de prise en charge

coordonnée au domicile d’un patient particulièrement fragile en raison de sa pathologie

sous-jacente (hospitalisation à domicile notamment) doit être en mesure d’assurer la

prévention de la transmission des infections associées à l’environnement de soins (ici

constitué par le domicile) et des infections associées aux actes de soins.

N’entrent pas dans la définition des IAS les colonisations asymptomatiques (urinaires, de cathéter, cutané, d’escarre ou d’ulcère non inflammatoire, bronchique), les infections

présentes ou en incubation lors du contact avec le système de santé, les infections

materno-foetales, sauf dans certains cas (infection à germes hospitaliers, ou consécutive à une colonisation maternelle non traitée, ou les entérocolites ulcéro-nécrosantes du nouveau-né de forme épidémique).

 

Par CAP 21 santé
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Vendredi 7 septembre 2007
Plus de 700 patients seraient déjà identifiés et concernés par des erreurs d’exposition en radiothérapie à  l'hôpital d'Epinal. Une nouvelle fois, le vieux principe qui veut que «  si on ne cherche pas, on ne trouve pas » se   vérifie.

Dans l’affaire dite d’Epinal, on a cherché et on a trouvé nous annonce notre ministre de la santé. Suite à une enquête de santé publique, il s’avère que le nombre d’irradiés d’Epinal est très nettement supérieur à celui qui a été annoncé en 2006 et au début de cette année suite  aux premiers résultats.

Déjà, 300 nouveaux cas identifiés s'ajoutent aux 400 déjà connus.

Roselyne Bachelot, ministre de la santé, a mis en place un numéro vert : 0.800.636.636.

Ce numéro est destiné aux  milliers de patients  qui ont fréquenté le service de radiothérapie de l’hôpital d’Epinal depuis 1989.

Ainsi, 4 500 personnes traitées pour des cancers depuis 1989 seront rappelées, c'est-à-dire que l’enquête concerne des victimes pour des tumeurs diverses, autres que celles de la prostate. Pour mémoire, le sdifférentes erreurs en chaîne mettent en cause plusieurs niveaux de responsabilité : erreurs de réglage des appareils, défauts de signalements aux autorités compétentes, absences de prise en charge des victimes.


Mais attention, l’identification des victimes et leur prise en charge ne sauraient suffire en terme de 

prévention et gestion des risques. Encore faut-il mettre en place les mesures pour éviter que de telles 

catastrophes humaines ne puissent se reproduire. Une bonne mesure  déjà prise est la nomination de 

physiciens et le renforcement de leurs effectifs décidé par Mme Bachelot.

 

Il faut aussi que l’analyse très fine qui a été faite des causes de la catastrophe d’Epinal, conduise à des modifications de pratique sans concession sur chaque point de défaillance. Par exemple, dans l’analyse des  causes de sur-exposition des patients irradiés d’Epînal, on retrouve un élément majeur lié au graphisme de la fiche technique à savoir une quasi-impossibilité de saisir l’erreur commise en lecture spontanée. Autrement dit, l’erreur est visible, elle est inscrite  mais personne ne peut la lire et elle va ainsi se perpétuer sans que personne ne la relève. 

L'ASN, autorité de sûreté nucléaire, a pris en considération trés sérieusement ces 

accidents et mis en place une échelle de gravité des accidents et incidents.

En effet, a
vant de considérer les complications comme normales, il semble logique de les 

examiner correctement, de les analyser et d’en rendre compte. Toute brûlure suite à un 

traitement de radiothérapie devrait être documentée dans le dossier, motivée, suivie et 

répertoriée alors que trop souvent la réponse faire au patient est  «  c’est bien normal
 ».


Un Numéro vert destiné aux patients irradiés au centre hospitalier d’Epinal : 0.800.636.636.

 ( et les autres alors ?)

 

 
Par CAP 21 santé
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Vendredi 16 novembre 2007
A la suite de l’exploitation autorisée de 1938 à 1975 d’un atelier de broyage de minerais, notamment d’amiante, à Aulnay-sous-Bois (CMMP) en Seine St Denis par le Comptoir des Minéraux et des Matières Premières  la Cellule interrégionale d’épidémiologie d’Ile de France, dépendant de l’Institut de veille sanitaire a réalisé une étude très spécialisée de l’impact des rejets d’amiante dans l’environnement sur la santé des populations riveraines de l’usine pour déterminer si le fonctionnement de l’usine était à l’origine de pathologies liées à cette exposition environnementale à l’amiante et, dans l’affirmative, sur quel périmètre. Les conclusions de l’étude sanitaire reconnaissent une exposition environnementale  qui a engendré de façon totale ou partielle 11 cas de maladies liées à l’amiante (dont 4 cas de mésothéliome ou cancer de la plèvre et 7 cas de plaques pleurales).

Selon le ministère de la santé, une étude récente des niveaux d’empoussièrement dans la commune d’Aulnay, autour du site, confirme que les concentrations en fibres d’amiante dans l’atmosphère sont aujourd’hui identiques à celles que l’on mesure dans d’autres villes non exposées. Cette étude conclut donc qu’il n’y a plus de risque spécifique pour les riverains.

Le ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, a mis en place un numéro d’appel téléphonique afin de permettre aux personnes ayant habité, de 1938 à 1975, à proximité de l’usine du Comptoir des Minéraux et des Matières Premières d’Aulnay sous Bois et qui ont pu être exposées à des poussières d’amiante, d’obtenir des informations complémentaires ainsi que tout renseignement sur les démarches à suivre. Celles-ci peuvent appeler le numéro vert suivant :               0800 13 00 00       .

Le ministère rappelle que toute personne qui s’estime victime d’une pathologie liée à l’amiante (et leurs ayant droits) peut déposer une demande de réparation auprès du Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante (FIVA).
Le site Internet www.fiva.fr fournit toutes les indications utiles.

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Mercredi 6 février 2008
Nouvelles mesures pour 2008 et évaluation des messages accompagnant les publicités de l’industrie agro-alimentaire

La nutrition est l’un des facteurs majeurs contribuant à la survenue de diverses pathologies. Elle n’est pas l’unique cause de ces pathologies, mais en constitue un facteur favorisant, essentiel parmi d’autres facteurs d’environnement ou génétique. C’est un facteur pour lequel il est possible d’intervenir. Si la nutrition représente un facteur de risque, elle peut aussi être un facteur de protection. Les grandes carences alimentaires, qui persistent dans de très nombreux pays en développement, conduisent à des malnutritions. Ces tableaux cliniques sévères, dont les images ont été largement médiatisées, ont, hors cas très particuliers, disparu en France et dans les pays industrialisés.

Consulter l’ntégralité du dossier de presse. www.sante.gouv.fr

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